En bref
- La Coca napolitaine désigne ici une tourte salée à deux abaisses, proche des préparations familiales du sud de l’Italie, et non une pizza ronde.
- La pâte proposée repose sur une farine autour de W220 à W260, une hydratation modérée et une cuisson de 25 minutes à 200 °C.
- La garniture associe poivron, oignon, tomate, thon, œuf et olives, mais elle demande une réduction complète pour ne pas détremper le fond.
- Le terme « coca » peut aussi évoquer le chinotto ou le cola italien Molecola, deux boissons distinctes de cette spécialité cuite au four.
Coca napolitaine et cuisine napolitaine : 2 sens à ne pas confondre
Le mot coca prête à confusion dès qu’il arrive sur une table italienne. Il peut désigner une pâte garnie et cuite au four, découpée en carrés, mais aussi faire penser à une boisson sombre de type cola. Dans une cuisine française, cette ambiguïté mène souvent à des recettes mal identifiées, avec des intitulés qui mélangent spécialité italienne, coca provençale et soda italien.
La Coca napolitaine présentée ici se rapproche d’une tourte salée rectangulaire. Deux couches de pâte enferment une farce de légumes, de tomates, de poisson et d’œuf. Son format rappelle des préparations domestiques que l’on glisse sur une plaque de four, puis que l’on sert froide ou à température ambiante, en portions nettes de 6 à 8 cm.
Cette préparation ne correspond pas à la pizza napolitaine codifiée, celle dont le disque mesure souvent 30 à 32 cm et cuit entre 430 et 485 °C durant 60 à 90 secondes. La pizza est étirée à la main, levée, ouverte sur le dessus et cuite à feu violent. La coca est abaissée au rouleau, fermée, puis cuite autour de 200 °C pendant près d’une demi-heure.
Le rapprochement avec la cuisine napolitaine reste logique par les produits employés. Les tomates fraîches ou pelées, l’huile d’olive, le basilic, les olives et le thon appartiennent au garde-manger méditerranéen. Cela ne suffit pas à donner à chaque tourte le statut de recette traditionnelle napolitaine. Une dénomination honnête décrit mieux le résultat : une tourte salée d’inspiration italienne, adaptée à une cuisson de four ménager.
La distinction devient utile au moment de choisir la pâte. Une pâte à pizza à 65 % d’hydratation, fermentée 24 heures au froid, donne un bord souple et alvéolé. Sous une garniture humide et sous une seconde abaisse, elle ramollit. Pour une coca fermée, la pâte doit rester plus ferme, autour de 50 à 54 % d’hydratation, afin de supporter le rouleau, le pré-cuisson et la vapeur de la farce.
La pâte feuilletée apparaît parfois dans des versions rapides. Elle apporte du croustillant et fait gagner du temps, surtout avec un rouleau pur beurre du commerce de 230 à 280 g. Elle change toutefois le caractère du plat. Les feuillets absorbent mal une sauce insuffisamment réduite et le beurre ne remplace pas le goût plus franc d’une pâte à l’huile d’olive.
La coca provençale ou niçoise suit une autre histoire culinaire. Elle est souvent ouverte, plus proche d’une fougasse garnie ou d’une tarte salée, avec poivrons, oignons et tomates mijotés. La version fermée donne une lecture plus pratique pour un pique-nique, car la garniture reste retenue entre les deux pâtes et ne coule pas au découpage.
Un four ménager français réglé à 200 °C convient très bien à cette préparation. Une plaque en acier de 30 × 40 cm, préchauffée 10 minutes, améliore la coloration du fond. Une pierre à pizza n’est pas nécessaire : elle accumule beaucoup de chaleur mais son diamètre rond convient mal à un rectangle de 28 × 34 cm.
Le mot coca mérite donc d’être replacé dans son assiette. Dans cette recette, il ne s’agit ni d’un soda ni d’une pizza napolitaine, mais d’un plat régional méditerranéen à pâte fine, fermé et généreusement garni.

Pâte de coca à 52 % d’hydratation : les 15 minutes qui déterminent la tenue
La réussite commence avec une pâte sobre. Pour une coca de 28 × 34 cm, soit 6 à 8 parts, préparez 400 g de farine, 208 g d’eau à 20 °C, 35 g d’huile d’olive, 7 g de sel, 4 g de sucre et 3 g de paprika doux. Cette base produit environ 655 g de pâte, un poids voisin de celui nécessaire pour former une abaisse de 380 g au fond et un couvercle de 275 g.
Choisissez une farine de blé type 45 ou une farine italienne 00 autour de W220 à W260, avec approximativement 11 à 12 % de protéines. Une farine plus faible, vers W170, casse facilement quand il faut transférer le grand rectangle sur la plaque. Une farine à W300 fonctionne, mais sa mâche devient plus élastique et moins fondante après une cuisson courte à 200 °C.
Versez farine, paprika, sucre et sel dans un saladier. Ajoutez l’huile d’olive, puis 180 g d’eau. Mélangez pendant 1 minute avec une cuillère, puis rassemblez à la main. Ajoutez les 28 g d’eau restants seulement si des zones sèches persistent. L’objectif est une boule lisse, souple et peu collante, pas une pâte molle comparable à une focaccia.
Pétrissez 5 minutes sur un plan légèrement fariné. La surface doit devenir régulière sans blanchir sous un excès de farine. Couvrez et laissez reposer 20 minutes à 20 ou 22 °C. Ce temps suffit pour détendre le gluten et rendre l’abaisse plus facile à étaler. La pâte ne cherche pas à lever fortement puisqu’elle ne contient pas de levure dans cette formule.
Une version avec levure donne une croûte plus aérée. Ajoutez alors 3 g de levure boulangère fraîche, ou 1 g de levure sèche, et prolongez le repos à 1 heure à 22 °C. La pâte gonfle légèrement. Elle ne doit pas doubler : une couche trop levée piège de l’air, se soulève au four et crée une cavité entre la farce et le couvercle.
Deux abaisses de 380 g et 280 g pour une fermeture propre
Prélevez une portion de 380 g pour le dessous et une autre de 280 g pour le dessus. Le fond doit être plus épais, car il reçoit l’humidité de la garniture et supporte le transport. Étalez chaque morceau entre deux feuilles de papier cuisson, au rouleau, en un rectangle d’environ 28 × 34 cm.
Un rouleau de pâte feuilletée peut remplacer cette pâte si le repas doit être lancé en moins d’une heure. Prenez deux rouleaux rectangulaires et laissez-les 5 minutes à température ambiante avant de les dérouler. Une pâte feuilletée demande une garniture refroidie, presque sèche et appliquée en couche de 1 cm maximum. Avec une farce chaude, le beurre fond avant que les feuillets ne se développent.
La précuisson du fond est une opération précise. Déposez le rectangle de 380 g avec son papier sur la plaque. Piquez 12 à 16 fois avec un cure-dent ou une fourchette. Enfournez 5 minutes à 200 °C, chaleur statique si le four le permet. La pâte doit perdre son aspect cru sans brunir ni devenir rigide.
Une base trop cuite ne se soude plus au couvercle. Une base totalement crue absorbe le jus des tomates et reste pâle. Après les 5 minutes, aplatissez délicatement les bulles avec la paume, sans déchirer la pâte. Laissez-la sur la plaque pendant que la farce tiédit quelques minutes.
Le paprika est facultatif mais apporte une couleur chaude. Limitez-le à 3 ou 4 g. Au-delà de 6 g, il domine les tomates et peut laisser une note sèche. L’huile d’olive, elle, ne se remplace pas bien par une huile neutre : ses 35 g assouplissent la pâte et donnent une croûte plus friable après refroidissement.
Cette pâte n’est pas une pâte de pizza détournée au hasard. Son faible taux d’eau, sa division asymétrique et sa pré-cuisson de 5 minutes répondent tous au même problème : garder un fond sec sous une garniture mijotée.
Garniture de coca aux tomates fraîches : 35 minutes pour éliminer l’eau
La garniture demande davantage de vigilance que le montage. Les poivrons, les oignons et les tomates contiennent beaucoup d’eau. S’ils sont simplement coupés puis enfermés dans la pâte, ils rendent du jus pendant la cuisson. Le résultat est une semelle humide, même avec une pâte bien travaillée.
Pour une grande plaque, utilisez 1 poivron rouge de 180 à 220 g, 2 oignons moyens, 2 gousses d’ail, 250 g de tomates pelées égouttées ou 300 g de tomates fraîches mondées et épépinées, 120 g de thon égoutté, 60 g d’olives vertes dénoyautées et 2 œufs durs. Gardez 1 cuillère à soupe, soit 15 ml, d’huile d’olive pour la cuisson des légumes.
Coupez oignons et poivron en dés de 5 mm. Râpez l’ail ou hachez-le très finement. Faites chauffer l’huile dans une sauteuse de 24 à 28 cm, puis cuisez ail et oignon pendant 2 minutes à feu moyen. Le but n’est pas de les brunir : une coloration forte apporte de l’amertume et masque le poivron.
Ajoutez le poivron, 2 pincées de sel, du poivre et 2 g de paprika doux. Laissez cuire 5 minutes à découvert. Versez ensuite 60 ml d’eau, grattez le fond de la sauteuse, puis poursuivez encore 5 minutes. Cette courte phase humide attendrit le poivron sans l’obliger à baigner dans une grande quantité de liquide.
Ajoutez les tomates fraîches préparées ou les tomates pelées concassées, ainsi que les olives en rondelles. Cuisez à découvert 15 minutes, en remuant toutes les 3 minutes. La spatule doit laisser une trace visible sur le fond de la sauteuse durant 1 ou 2 secondes. Si un jus clair se referme immédiatement, poursuivez 3 à 5 minutes.
| Élément | Quantité pour 28 × 34 cm | Préparation | Point de contrôle |
|---|---|---|---|
| Poivron rouge | 180 à 220 g | Dés de 5 mm | Attendri après 10 minutes |
| Tomates fraîches ou pelées | 250 à 300 g | Épépiner ou égoutter | Réduites pendant 15 minutes |
| Thon au naturel | 120 g égoutté | Émietté grossièrement | Ajouté hors de la longue cuisson |
| Œufs durs | 2 unités | Râpés ou hachés | Ajoutés 2 minutes avant la fin |
| Olives vertes | 60 g | Rondelles fines | Sans noyau, bien égouttées |
Incorporez enfin le thon et les œufs durs râpés. Deux minutes à feu doux suffisent. Le thon devient fibreux s’il mijote 15 minutes avec les tomates. Les œufs ne doivent pas disparaître dans une sauce liquide : ils donnent de la matière à la coupe et adoucissent l’acidité des tomates.
Le fromage mozzarella est possible, mais il n’appartient pas à la version au thon décrite ici. Si vous souhaitez en ajouter, égouttez 125 g de fior di latte pendant 30 minutes, pressez-la dans du papier absorbant et répartissez-la en petits dés. La mozzarella di bufala, plus humide, est moins adaptée à une coca fermée au four ménager.
Le basilic s’emploie avec retenue. Ajoutez 6 à 8 feuilles ciselées quand la garniture est retirée du feu, puis laissez refroidir 10 minutes. Une cuisson prolongée du basilic lui fait perdre son parfum frais. L’origan séché, à raison d’une demi-cuillère à café, résiste mieux à la chaleur si vous préférez une note plus marquée.
- Gardez la farce sur feu moyen jusqu’à ce qu’aucune flaque ne se forme au fond de la sauteuse.
- Étalez-la seulement lorsqu’elle est tiède, jamais bouillante sur le fond précuit.
- Réservez une bordure vide de 1 cm pour que les deux abaisses puissent se souder.
- Évitez les tomates cerises coupées crues, car elles relâchent leur eau trop tard dans la cuisson.
La réduction complète ne rend pas la garniture sèche. Elle concentre les saveurs et laisse à la pâte la possibilité de cuire, ce qui fait toute la différence entre une coca nette et une tourte détrempée.
Montage et cuisson à 200 °C : une croûte dorée sans fond humide
Réglez le four à 200 °C en chaleur statique, avec une grille positionnée au milieu-bas. Les fours ventilés peuvent fonctionner à 190 °C, mais l’air brassé colore vite la surface alors que le fond reste parfois insuffisamment cuit. Préchauffez pendant au moins 15 minutes, plaque comprise.
Répartissez la garniture tiède sur le fond précuit. Partez du centre et étirez doucement avec une spatule jusqu’à laisser 1 cm libre sur tous les bords. Une couche de 1,5 cm est suffisante. Une couche de 3 cm demande plus de cuisson, humidifie le fond et écrase la finesse de la pâte.
Retournez le second rectangle de pâte sur la farce en vous aidant du papier cuisson. Retirez celui-ci lentement, en maintenant l’abaisse avec la main. Rabattez le bord inférieur sur le bord supérieur, puis soudez avec les dents d’une fourchette espacées de 1 cm. Une fermeture pressée seulement avec les doigts s’ouvre plus facilement quand la vapeur pousse la pâte.
Piquez le couvercle 10 à 12 fois avec un cure-dent. Ces petites ouvertures évacuent la vapeur sans faire sortir la farce. Badigeonnez la surface avec 1 jaune d’œuf mélangé à 1 cuillère à café d’huile d’olive. Le jaune seul colore beaucoup mais peut former une pellicule trop épaisse ; l’huile le rend plus souple et plus régulier.
Enfournez pour 20 à 25 minutes. À 20 minutes, vérifiez la base en soulevant très légèrement un angle avec une spatule. Elle doit être blonde et ferme. Si le dessus brunit avant la fin, posez une feuille de papier cuisson sur la coca sans l’appuyer et poursuivez 5 minutes.
Un four ménager qui plafonne réellement à 180 °C prolonge la cuisson de 8 à 12 minutes. Il ne faut pas compenser en montant la garniture plus haut : la surface colore, mais l’intérieur devient humide. Avec ce type d’appareil, placez la plaque sur le niveau le plus bas durant les 15 premières minutes, puis remontez-la d’un cran.
Un four extérieur au gaz monté à 350 °C n’est pas le meilleur outil pour cette recette. Sa chaleur brutale brûle le couvercle avant que les légumes ne chauffent à cœur. Un réglage indirect autour de 220 °C peut fonctionner si le four possède une porte et une flamme basse, mais le four domestique reste plus contrôlable pour cette cuisson longue.
Laissez refroidir totalement sur la plaque, soit 45 à 60 minutes, avant de découper. La vapeur interne finit de se répartir pendant ce repos. Une coca coupée brûlante semble toujours plus fragile, car les jus n’ont pas encore été absorbés par la garniture et la croûte.
Servez les rectangles avec une salade amère, par exemple roquette ou chicorée, assaisonnée au dernier moment. La coca se conserve 24 heures au réfrigérateur dans une boîte fermée. Réchauffez une part 8 minutes à 160 °C sur grille plutôt qu’au micro-ondes, qui ramollit la pâte.
La cuisson réussie se reconnaît au dessous ferme, au couvercle doré et à une découpe qui ne laisse pas de jus sur la plaque. Ces trois signes comptent davantage que la couleur seule.
Chinotto et Molecola depuis 2013 : le « coca » italien à boire
Le même mot peut renvoyer à une boisson, surtout lorsqu’il est employé de façon familière. L’Italie possède une tradition de sodas sombres, mais elle ne se réduit pas à une imitation du cola américain. Le chinotto, boisson gazeuse de couleur caramel, repose sur le fruit Citrus myrtifolia et offre une amertume d’agrumes très marquée.
Son goût n’a rien à voir avec la coca salée. Il accompagne pourtant bien ce type de plat, à condition d’aimer les boissons amères. Servi à 6 à 8 °C, le chinotto contraste avec l’huile d’olive, les poivrons et le thon. Son profil est plus végétal, plus amer et moins rond qu’un cola habituel.
Molecola appartient à une autre famille. Cette marque est née à Turin en 2013 avec l’ambition de proposer un cola italien. Sa recette évoque le cola classique, avec des arômes naturels, de l’extrait de noix de kola, de la caféine et une note épicée. Certaines présentations de la marque font référence à un recueil de recettes piémontaises daté de 1854 et à un travail d’aromatisation mené avec un spécialiste florentin.
Les boissons sucrées ne relèvent pas d’un conseil de santé ici. Pour une dégustation à table, l’intérêt se situe dans l’accord de goût, le niveau de sucrosité indiqué sur l’étiquette et le format de service. Une canette de 33 cl est pratique pour un repas rapide ; une bouteille en verre de 33 cl convient mieux à une table où chacun verse une petite quantité.
Depuis 2019, Molecola a communiqué sur le remplacement du plastique par des emballages en métal et en verre. Ce choix facilite le tri selon les circuits locaux, sans rendre un emballage neutre par nature. En France, vérifiez toujours les consignes de collecte de votre commune : canette, bouteille et bouchon n’entrent pas nécessairement dans les mêmes flux selon le territoire.
Quel verre servir avec une coca salée de 250 g
Une part de coca de 180 à 250 g est déjà riche en pâte, légumes, œuf et thon. Versez 15 cl de chinotto ou de cola italien dans un verre rempli de glaçons si le repas est estival. Pour mieux sentir les arômes, servez plutôt 20 cl très frais sans glace dans un petit verre droit.
Un cola épicé dialogue bien avec le paprika doux de la pâte. Le chinotto, plus amer, tient mieux face à une garniture enrichie de fromage mozzarella. Si la coca contient beaucoup de basilic et de tomates fraîches, de l’eau pétillante avec une tranche de citron reste souvent plus discrète et laisse la garniture au premier plan.
Le design de certaines bouteilles italiennes participe à leur succès, notamment les modèles inspirés de la Mole Antonelliana de Turin et des silhouettes glamour des années 1950. Cela ne transforme pas la boisson en spécialité de la cuisine napolitaine. Turin, Naples et la côte ligure possèdent des traditions culinaires distinctes, même si les ingrédients et les habitudes de table circulent dans tout le pays.
La bonne association repose sur un contraste simple. Une coca chaude ou froide, dense et légèrement salée, appelle une boisson bien froide, servie en petite quantité, avec une amertume ou une épice qui ne recouvre pas le poivron.
Variantes de coca italienne pour 6 à 8 parts sans déformer la pâte
Une fois la technique du fond précuit maîtrisée, la garniture peut évoluer sans changer les proportions de pâte. Gardez les 400 g de farine, les 208 g d’eau et les deux abaisses de 380 g et 280 g. Modifier à la fois l’hydratation, l’épaisseur et la garniture empêche de comprendre l’origine d’un éventuel échec.
La version légumes et fromage mozzarella remplace le thon par 180 g de fior di latte bien égouttée. Utilisez 250 g de courgettes en dés, 150 g de poivron et 200 g de tomates pelées réduites. Faites revenir les courgettes 8 minutes à feu vif avant de les ajouter à la sauce tomate. Sans cette étape, elles rendent une eau abondante dans la tourte.
Une version aux tomates fraîches, olives noires et basilic est plus légère en bouche. Prenez 450 g de tomates mûres, épépinées, puis faites-les réduire jusqu’à obtenir environ 220 g de pulpe épaisse. Ajoutez 80 g d’olives noires et 10 feuilles de basilic. Ne salez qu’après réduction : les olives apportent déjà une forte salinité.
Une garniture d’oignons doux, anchois et fromage demande moins de liquide. Faites cuire 500 g d’oignons émincés avec 20 ml d’huile d’olive pendant 25 minutes à feu doux. Ajoutez 6 filets d’anchois rincés et 100 g de scamorza sèche en dés. Cette variante se tient très bien, car l’oignon confit a déjà évaporé une grande part de son eau.
La pâte feuilletée convient surtout aux versions peu humides, comme oignons-anchois-scamorza. Elle est moins adaptée aux tomates fraîches. Si vous retenez cette option, précuisez le fond feuilleté 8 minutes à 190 °C avec une seconde plaque posée dessus, afin de limiter le gonflement, puis garnissez froid et cuisez encore 20 minutes.
Pour une cuisson préparée la veille, réalisez entièrement la garniture, refroidissez-la rapidement dans un plat large et conservez-la au réfrigérateur. Étalez et cuisez la coca le lendemain. Une pâte sans levure peut attendre 12 heures au froid, emballée, mais elle doit revenir 30 minutes à température ambiante avant le rouleau. Une pâte contenant de la levure doit être calculée avec plus de précision pour éviter une poussée excessive.
Les restes se mangent froids le lendemain, ce qui fait de cette spécialité italienne une bonne candidate pour un déjeuner transportable. Découpez seulement après refroidissement complet. Empilez les parts avec une feuille de papier cuisson entre elles et gardez-les moins de 2 heures à température ambiante lorsqu’elles contiennent thon, œuf ou mozzarella.
Commencez par la version poivron, tomate et thon sur une plaque de 28 × 34 cm, puis remplacez un seul ingrédient à la fois lors de la fournée suivante. La pâte vous indiquera vite jusqu’où votre four et votre garniture acceptent d’aller.
La Coca napolitaine est-elle une pizza ?
Non. Cette coca est une tourte salée fermée entre deux abaisses de pâte. La pizza napolitaine est un disque ouvert, fermenté et cuit très rapidement à très haute température.
Peut-on utiliser une pâte feuilletée du commerce ?
Oui, avec deux rouleaux rectangulaires et une garniture froide, bien réduite. Précuisez le fond 8 minutes à 190 °C sous une plaque pour éviter qu’il gonfle trop.
Pourquoi le fond de ma coca reste-t-il humide ?
La garniture contient encore trop de jus, le fond n’a pas été précuit 5 minutes à 200 °C, ou la coca a été découpée avant 45 minutes de repos. Réduisez les tomates à découvert jusqu’à disparition du liquide au fond de la sauteuse.
Quelle mozzarella choisir pour une coca fermée ?
Prenez de la fior di latte bien égouttée pendant 30 minutes et coupée en petits dés. La mozzarella di bufala est généralement trop humide pour cette cuisson.
Le chinotto est-il un cola italien ?
Le chinotto est un soda italien sombre et amer élaboré à partir du fruit chinotto. Son aspect rappelle le cola, mais son goût d’agrumes amers est nettement différent.