En bref
- Il Carpaccio se trouve au Royal Monceau – Raffles Paris, au 37 avenue Hoche, dans le 8e arrondissement.
- La table a été distinguée d’une étoile Michelin dans l’édition France 2025 du guide.
- Les chefs Alessandra Del Favero et Oliver Piras proposent une cuisine italienne précise, centrée sur les produits, les pâtes et les grands classiques retravaillés avec retenue.
- Le menu dégustation permet de saisir la logique de la maison, mais représente un budget élevé pour un déjeuner ou un dîner à Paris.
- Le cadre de palace, le service de luxe et les finitions en salle placent l’adresse dans la catégorie des expériences gastronomiques, loin d’une simple trattoria.
Il Carpaccio à Paris : un restaurant étoilé dans le cadre du Royal Monceau
Il Carpaccio occupe une place singulière dans la gastronomie parisienne. Le restaurant se trouve au sein du Royal Monceau – Raffles Paris, un hôtel situé avenue Hoche, à quelques minutes de l’Arc de triomphe. Le cadre annonce d’emblée une expérience haut de gamme. Il ne s’agit pas d’une adresse de quartier où l’on entre pour une assiette de pâtes rapidement servie, mais d’une table où le décor, le rythme du service et la présentation comptent autant que la cuisson d’un risotto ou la qualité d’un parmesan.
L’accès contribue à installer cette atmosphère. Un passage aux tonalités nacrées, décoré de milliers de coquillages, conduit vers la salle. Le détail pourrait paraître décoratif, mais il prépare bien au langage visuel du lieu. La salle à manger évoque un jardin d’hiver, avec une verrière, une lumière douce et des éléments de décoration contemporains. L’ensemble reste calme malgré l’environnement d’un palace parisien. Les tables sont espacées, ce qui laisse aux échanges une certaine intimité.
Le restaurant a connu un tournant à sa réouverture du 7 septembre 2021, avec l’arrivée d’Alessandra Del Favero et d’Oliver Piras. Le duo est associé à Da Vittorio, maison historique située près de Bergame et détentrice de trois étoiles Michelin. Cette filiation ne transforme pas Il Carpaccio en copie parisienne de la Lombardie. Elle apporte plutôt une méthode de travail et une lecture très nette de la cuisine italienne, avec une attention portée aux sauces, aux cuissons courtes et aux produits de saison.
Le Guide Michelin France 2025 présente Il Carpaccio comme une table dotée d’une étoile, signalant une cuisine d’une grande finesse. Cette distinction correspond au positionnement du lieu. L’assiette vise la précision, sans multiplier les effets décoratifs ou les associations trop abstraites. Les recettes restent identifiables. Un carpaccio garde sa logique de viande crue finement tranchée. Des paccheri restent des paccheri. Un tiramisu conserve ses repères de café, de mascarpone et de cacao, même lorsqu’il est monté devant la table.
Cette lisibilité est appréciable pour qui s’intéresse à la cuisine italienne. Trop de restaurants utilisent l’étiquette transalpine pour juxtaposer burrata, truffe et crème sans véritable construction. Ici, le registre paraît plus rigoureux. Les chefs modernisent des classiques sans les faire disparaître sous une couche de technique. Les saveurs sont nettes, les compositions restent courtes, et la saison intervient comme un cadre réel plutôt que comme une formule de carte.
Un déjeuner dans cette salle permet aussi de mesurer la différence entre une bonne cuisine italienne domestique et une cuisine gastronomique de palace. À la maison, une assiette de pâtes dépend souvent de trois paramètres : la qualité de l’eau, le temps de cuisson et l’émulsion finale avec le condiment. Dans un restaurant étoilé, les mêmes fondamentaux sont poussés beaucoup plus loin. La température de l’assiette, la densité de la sauce, la découpe, le dressage et le service simultané sont réglés avec une grande régularité.
Le contexte du Royal Monceau ajoute un niveau de cérémonial. Cette dimension ne conviendra pas à tous les repas. Une personne qui cherche une pizza cuite à 430 °C en 90 secondes, une napolitaine souple et une addition sous les 25 €, doit regarder ailleurs. Il Carpaccio s’adresse à celles et ceux qui souhaitent consacrer plusieurs heures à un repas, avec un budget conséquent et une attention particulière aux détails de salle.
Le restaurant ne remplace donc pas une adresse populaire italienne de Paris. Il propose autre chose : une interprétation raffinée des codes culinaires italiens dans un hôtel de luxe. Cette différence doit être intégrée avant la réservation, car elle explique à la fois le prix, le rythme et la nature de l’expérience.

Notre avis restaurant sur Il Carpaccio : une cuisine italienne lisible et travaillée
Le cœur de l’avis restaurant porte sur l’assiette. Il Carpaccio ne cherche pas à réinventer chaque plat italien connu. La maison travaille plutôt sur l’allègement, la précision et le relief des recettes. Cette approche demande davantage de maîtrise qu’un empilement de produits coûteux. Une sauce tomate paraît simple sur le papier, mais elle devient lourde si elle réduit trop longtemps, acide si elle manque d’équilibre, ou fade si elle n’est pas construite à partir de tomates assez mûres.
Les paccheri façon Da Vittorio illustrent bien cette philosophie. Ces grandes pâtes tubulaires sont finalisées à la minute en salle, avec une sauce élaborée autour de trois tomates et du parmesan frais. Le service au dernier moment a une fonction technique. Les pâtes absorbent rapidement la sauce. Une minute supplémentaire dans un plat chaud peut modifier la texture et rendre l’ensemble plus compact. La finition visible ne relève donc pas seulement du spectacle : elle préserve le contraste entre la mâche du pacchero, l’onctuosité du condiment et le parfum du fromage.
Ce type de plat parle immédiatement à qui prépare des pâtes ou une pizza à domicile. Un parmesan râpé trop à l’avance perd une part de son parfum. Une mozzarella sortie directement du réfrigérateur relâche de l’eau et refroidit une pizza. Une sauce déposée sur une pâte encore trop chaude continue de cuire. La haute cuisine italienne repose largement sur ces écarts de quelques degrés et de quelques minutes. Il Carpaccio les place au centre du repas.
Parmi les assiettes qui ont marqué les critiques publiées depuis l’arrivée du duo, le crudo de Saint-Jacques associe le coquillage à un ragoût de moules à la puttanesca et à la mandarine. Le principe est italien sans tomber dans la reproduction scolaire. La puttanesca apporte l’idée saline, acidulée et légèrement relevée. La mandarine introduit un relief frais. La Saint-Jacques demande une coupe précise et un assaisonnement mesuré, car son goût est délicat. Trop de sel ou une acidité brutale suffiraient à effacer le produit.
Le carpaccio de bœuf Fassona constitue une autre signature cohérente. La Fassona est une viande bovine italienne connue pour sa tendreté. Elle est associée ici à une sauce César, à de l’amarante croustillante et à de la truffe noire. Le plat joue sur plusieurs textures : la souplesse de la viande, la densité de la sauce, le croquant végétal et le parfum terrestre du champignon. Le résultat évite l’écueil du carpaccio monotone, servi trop froid et noyé sous l’huile.
La carte a aussi présenté un risotto aux crevettes et émulsion d’œufs de cabillaud, un turbot avec puntarelle et crème de praires à la bergamote, ainsi qu’un carré d’agneau au citron, brocoli-rave et abricots du Vésuve. Ces associations montrent que la cuisine ne se limite pas aux pâtes. Elles maintiennent toutefois un langage méditerranéen clair, avec l’amertume du brocoli-rave, les agrumes, les coquillages et les jus de viande.
Le tiramisu dressé à l’assiette en salle mérite aussi l’attention. Ce dessert devient vite lourd lorsqu’il contient trop de crème, trop de sucre ou un biscuit excessivement imbibé. Une version bien exécutée doit garder une légère tension entre le café, le cacao et le mascarpone. Le dressage au dernier moment aide à conserver cette netteté. Il ne s’agit pas d’un dessert déstructuré cherchant à surprendre à tout prix, mais d’un classique traité avec soin.
La force d’Il Carpaccio tient à cette discipline. Les plats restent compréhensibles, même pour un convive peu familier de la gastronomie étoilée. Cette cuisine italienne ne demande pas de décoder un concept avant de goûter. Elle demande surtout de prêter attention à la qualité des produits et aux écarts de texture que le service préserve.
Les plats d’Il Carpaccio qui expriment le mieux la méthode des chefs
- Les paccheri façon Da Vittorio montrent l’importance de la finition minute et d’une sauce courte, tenue sans être lourde.
- Le carpaccio de bœuf Fassona associe une viande finement tranchée à des éléments croustillants et à une truffe utilisée avec mesure.
- Le crudo de Saint-Jacques traduit une cuisine de contraste, entre iode, agrume et condiment inspiré de la puttanesca.
- Le tiramisu préparé en salle s’appuie sur un équilibre classique plutôt que sur une présentation démonstrative.
Cette retenue donne à l’assiette une cohérence que de nombreux restaurants italiens sophistiqués perdent en voulant accumuler les signes de luxe. À Il Carpaccio, le produit ne disparaît pas sous l’ornement.
Menu dégustation Il Carpaccio : prix, rythme du repas et rapport avec l’expérience culinaire
Le menu dégustation est le format le plus pertinent pour comprendre Il Carpaccio. Il permet de suivre l’enchaînement imaginé par la cuisine, depuis les premières bouchées jusqu’au dessert. Les variations de température, de sauce et de texture deviennent alors plus visibles qu’à la carte. Un repas construit sur cinq services peut par exemple faire alterner un cru marin, une pâte, un poisson ou une viande, puis une note sucrée plus douce.
Les tarifs communiqués lors de la période 2021-2022 donnent une base utile, mais ils doivent être lus comme des repères historiques et non comme une promesse de prix en 2026. Le Menu des Chefs en cinq services était affiché à 125 €. Un menu déjeuner était proposé à 65 €. À la carte, les entrées se situaient entre 20 € et 39 €, les pâtes et risottos entre 34 € et 68 €, les plats de poisson ou de viande entre 48 € et 70 €, tandis que les desserts étaient à 22 €.
Ces montants placent clairement le restaurant dans la catégorie des grandes tables parisiennes. Ils ne se justifient pas par le seul coût des ingrédients. Le prix couvre aussi le niveau de brigade, le service en salle, la verrerie, la sommellerie, le cadre hôtelier et la régularité nécessaire à une adresse étoilée. Pour autant, un prix élevé ne dispense jamais l’assiette d’être juste. C’est précisément sur ce point que le choix du menu long permet de vérifier la constance de la maison.
| Formule ou catégorie observée | Tarif repère communiqué en 2021-2022 | Ce que le format permet de juger |
|---|---|---|
| Menu déjeuner | 65 € | Le niveau de cuisine dans un format plus court et généralement plus accessible. |
| Menu des Chefs en cinq services | 125 € | La progression complète, les signatures de la cuisine et les finitions en salle. |
| Entrées à la carte | 20 € à 39 € | La finesse des produits crus, des légumes et des premiers assaisonnements. |
| Pâtes et risottos | 34 € à 68 € | La maîtrise des cuissons, des sauces et des émulsions. |
| Poissons et viandes | 48 € à 70 € | La précision des cuissons et la construction des garnitures. |
Avant toute réservation, il faut consulter la carte et les menus en vigueur directement auprès du Royal Monceau. Les prix, les arrivages et les formules changent selon la saison. Cette vérification est particulièrement utile pour les personnes qui souhaitent déjeuner plutôt que dîner. Dans beaucoup de restaurants gastronomiques, le service du midi offre une porte d’entrée financièrement plus raisonnable, sans retirer le sérieux de la cuisine.
Le rythme doit également être anticipé. Une formule en cinq services ne se traite pas comme un repas de quarante-cinq minutes entre deux rendez-vous. Comptez plutôt autour de 2 heures pour un déjeuner dégustation serein, davantage avec un accord de vins. Les assiettes arrivent avec un tempo réfléchi. Les serveurs expliquent les plats, les finitions en salle demandent du temps et la dégustation elle-même appelle un peu d’attention.
Le rapport qualité-prix dépend donc fortement de l’objectif du repas. Pour un déjeuner d’affaires contraint, le menu court paraît plus adapté. Pour célébrer une occasion ou découvrir sérieusement la cuisine du duo, le menu dégustation devient plus cohérent. Commander uniquement une assiette de pâtes et un dessert est possible, mais cette solution ne donne qu’une vision partielle de la table, surtout lorsque certains plats emblématiques sont intégrés à une séquence plus longue.
La question du vin mérite une vigilance égale. La sommellerie a été remarquée pour ses suggestions, notamment autour de vins natures et de bouteilles moins attendues. Cette ouverture est intéressante, car la cuisine italienne s’accommode mal de recommandations automatiques limitées aux grands rouges puissants. Un crudo, un turbot ou des paccheri à la tomate demandent souvent des accords plus tendus, plus frais et moins tanniques.
Le budget total doit donc être fixé avant de franchir la porte. Dans un restaurant étoilé de Paris, l’addition grimpe vite avec les boissons, l’eau, le café et les suppléments éventuels. Le plaisir reste intact lorsque le choix de formule correspond réellement au temps disponible et à l’enveloppe prévue.
Service de luxe et cadre à Paris : ce que l’on paie vraiment chez Il Carpaccio
Le service de luxe est une part concrète de l’expérience culinaire chez Il Carpaccio. Cette expression est souvent employée sans précision. Ici, elle se traduit par des gestes simples mais répétés avec régularité : accueil à l’entrée, accompagnement jusqu’à la table, présentation claire de la carte, attention portée au rythme du repas et capacité à répondre sans hésitation sur la composition d’une assiette.
Dans une salle gastronomique, le service ne doit ni disparaître complètement ni prendre la place de la cuisine. Un serveur trop présent coupe les échanges. Un service absent laisse le convive face à des sauces, des produits ou des techniques qu’il ne comprend pas toujours. Il Carpaccio semble viser une ligne équilibrée. Les explications accompagnent les plats, notamment lors des préparations finalisées devant les clients, sans imposer un discours interminable.
La sommellerie représente l’un des aspects les plus appréciés des retours publiés sur l’établissement. L’équipe féminine de sommellerie a notamment été saluée pour la précision de ses conseils et sa connaissance de cuvées moins conventionnelles. Cette compétence compte dans un restaurant italien, car l’accord ne consiste pas à ouvrir une bouteille prestigieuse. Il faut relier le vin à l’acidité d’une tomate, à la salinité d’un coquillage, à l’amertume d’une puntarelle ou à la puissance d’un jus d’agneau.
Le décor joue lui aussi un rôle, mais il ne doit pas détourner l’attention. La verrière apporte de la lumière au déjeuner. Le soir, l’éclairage plus tamisé renforce la dimension feutrée de la salle. Les éléments attribués à l’univers de Philippe Starck donnent une identité contemporaine au lieu. Cette scénographie correspond au Royal Monceau : un palace parisien où l’art, le design et la restauration sont pensés comme un ensemble.
Cette sophistication a une contrepartie. Il Carpaccio ne convient pas à un repas spontané après une promenade, avec l’idée de partager une focaccia, une pizza romaine ou une assiette de charcuteries. La réservation est fortement recommandée, surtout pour le dîner et les périodes de forte fréquentation. Une tenue soignée paraît également plus en accord avec le cadre, même si la cuisine ne donne pas l’impression de chercher une rigidité excessive.
Le voisinage de l’avenue Hoche facilite l’accès depuis plusieurs quartiers centraux, mais impose aussi une organisation pratique. Le restaurant est à Paris, dans une zone où la circulation et le stationnement restent compliqués aux heures de pointe. Prévoir une arrivée avec 10 à 15 minutes d’avance évite de commencer le repas dans la précipitation. Dans un établissement de cette catégorie, le temps d’accueil fait partie de l’expérience et mérite d’être vécu sans regarder constamment l’heure.
Il faut distinguer le raffinement du formalisme. La cuisine de Del Favero et Piras reste fondée sur des recettes familières. Cette proximité aide à éviter le sentiment de distance que certaines tables étoilées installent malgré elles. Une assiette de pâtes servie dans un palace reste une assiette de pâtes, mais son intérêt réside dans les détails de cuisson et dans la profondeur de la sauce. Le cadre peut être luxueux sans faire oublier cette évidence.
Pour comprendre les parcours qui conduisent des chefs italiens à travailler dans des lieux aussi exigeants, cette lecture consacrée à la cheffe italienne en cuisine apporte un éclairage utile. La maîtrise d’un répertoire transalpin ne se résume jamais à quelques produits importés. Elle repose sur une méthode, une mémoire des gestes et une capacité à adapter les classiques sans les déformer.
Le service et le décor donnent ainsi au repas une ampleur particulière. Il Carpaccio demande de se rendre disponible, de ralentir et d’accepter que l’assiette soit accompagnée par tout un environnement de salle.
Réservation à Il Carpaccio : pour quel repas et quel profil de convive
La réservation à Il Carpaccio se prépare avec une idée claire du repas recherché. L’adresse convient très bien à une célébration, à un déjeuner professionnel soigné ou à une découverte de la haute cuisine italienne à Paris. Elle convient moins à une envie rapide de cuisine transalpine simple. Cette nuance paraît évidente, mais elle évite une déception fréquente : attendre d’un restaurant étoilé la convivialité immédiate d’une trattoria familiale, ou attendre d’une trattoria la précision d’une brigade de palace.
Le déjeuner reste souvent le créneau le plus judicieux pour une première visite. La lumière de la verrière met la salle en valeur et un menu court peut rendre l’expérience plus accessible. Le soir, l’atmosphère devient plus cérémonieuse. La durée du repas s’allonge généralement, particulièrement lorsque les convives choisissent une séquence dégustation et des accords. Les deux formats répondent à des usages différents, sans qu’un moment soit intrinsèquement supérieur à l’autre.
Le choix de la table mérite une attention particulière. Une personne passionnée de cuisine gagnera à indiquer son intérêt pour les plats signatures, notamment les paccheri préparés en salle lorsqu’ils figurent à la carte. Un convive qui ne souhaite pas de produits crus, de viande, de poisson ou certains ingrédients doit le signaler lors de la réservation. Dans une cuisine gastronomique, les ajustements sont plus faciles à organiser en amont qu’au moment où le premier service commence.
Les amateurs de pizza trouveront ici une source d’inspiration indirecte, non une référence de cuisson. Il Carpaccio n’est pas une pizzeria, et il ne faut pas y chercher une cornicione gonflée de 2 cm, une pâte à 65 % d’hydratation ou une cuisson au feu vif. En revanche, l’adresse montre ce que la cuisine italienne peut produire lorsqu’elle travaille les fondamentaux avec méthode : sauce courte, matière première nette, température de service et équilibre entre gras, acidité et amertume.
Cette leçon se transpose très concrètement dans une cuisine française. Une pizza margherita maison gagne souvent à être allégée. Pour une pâte de 250 g, étalée à 30 cm, une quantité de 70 g de tomate bien égouttée et 80 g de fior di latte suffit largement. Au-delà, le centre devient humide, surtout dans un four ménager plafonné à 250 °C. Le restaurant étoilé rappelle indirectement qu’une assiette n’a pas besoin d’être chargée pour avoir du goût.
Les ingrédients utilisés dans les grandes maisons ne sont pas toujours accessibles au quotidien. Cela ne doit pas devenir un frein. Pour une pâte de qualité à domicile, une farine de force autour de W280 à W320, contenant environ 12,5 % de protéines, convient pour une fermentation de 24 heures au froid à 4 °C. Une farine de supermarché riche en protéines peut dépanner, à condition d’ajuster l’eau et de ne pas pousser l’hydratation au-delà de 62 % lors des premiers essais.
Cette attention aux bases rapproche davantage la cuisine maison de l’esprit d’une bonne table italienne que l’achat d’un ingrédient spectaculaire. Une tomate correcte, une mozzarella bien égouttée et une pâte maîtrisée donnent plus de résultats qu’une truffe ajoutée sans discernement. Les chefs d’Il Carpaccio semblent défendre cette même idée, à une échelle gastronomique et avec une précision bien supérieure.
Une visite au restaurant peut donc servir de repère gustatif. Goûter une sauce aux trois tomates, observer la texture de pâtes finies en salle ou mesurer l’équilibre d’un tiramisu aide à mieux comprendre ce que l’on cherche ensuite chez soi. Cette approche des gestes de la cuisine italienne prolonge utilement cette observation, notamment pour revenir aux fondamentaux sans reproduire les codes d’un palace.
Il Carpaccio s’adresse avant tout aux convives prêts à consacrer du temps et un budget à une table exigeante. Pour une première découverte, un déjeuner réservé plusieurs jours à l’avance et un menu permettant de goûter les pâtes de la maison constituent un choix cohérent.
Où se situe Il Carpaccio à Paris ?
Il Carpaccio se trouve au Royal Monceau – Raffles Paris, au 37 avenue Hoche, dans le 8e arrondissement de Paris, à proximité de l’Arc de triomphe.
Il Carpaccio possède-t-il une étoile Michelin ?
Le Guide Michelin France 2025 présente Il Carpaccio avec une étoile, distinguant une cuisine italienne d’une grande finesse.
Quel budget prévoir pour un repas chez Il Carpaccio ?
Les prix publiés en 2021-2022 indiquaient un menu déjeuner à 65 € et un menu en cinq services à 125 €. Les tarifs actuels doivent être vérifiés au moment de la réservation.
Quels plats faut-il rechercher sur la carte ?
Les paccheri façon Da Vittorio, le carpaccio de bœuf Fassona, certains crus marins et le tiramisu dressé en salle reflètent particulièrement bien l’identité de la maison lorsqu’ils sont proposés.
Faut-il réserver à l’avance ?
La réservation est recommandée, surtout le soir, le week-end et pour les repas de célébration. Prévenir à l’avance des préférences ou contraintes alimentaires facilite aussi l’organisation du service.