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Parizza : tout savoir sur le salon dédié à la pizza

Anselme FerriPar Anselme Ferri 22 septembre 2026 24 min de lecture Mis a jour 22 septembre 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

Votre pâte sort du frigo, le four préchauffe, et vous cherchez un équipement ou une farine qui changera vraiment la cuisson. Le salon Parizza permet de voir ces produits hors catalogue, de comparer leurs usages et de comprendre ce qui sert la pizza au quotidien. Depuis 2026, le rendez-vous s’élargit sous le nom Parizza+Gusto, avec un périmètre qui dépasse la seule pizza pour couvrir le snacking et la gastronomie italienne.

En bref

  • Parizza est un salon de la pizza professionnel créé en 2011 et organisé à Paris Expo Porte de Versailles.
  • L’édition 2026 se tient les 1er et 2 avril, au Pavillon 7.2, sous l’appellation Parizza+Gusto.
  • Les visiteurs y trouvent des fours, pétrins, froid, farines, tomates, fromages, boissons et solutions pour les pizzerias.
  • Le Championnat de France de la Pizza, le championnat de pasta et le concours Pizza a Due rythment les démonstrations.

Parizza+Gusto 2026 : dates, lieu et rôle du salon de la pizza

Parizza est un événement culinaire annuel orienté vers les professionnels de la pizza, de la pasta et de la restauration italienne. Créé en 2011, il s’est installé comme un point de rencontre pour les pizzaiolos, les restaurateurs, les distributeurs, les fabricants de matériel et les producteurs. Son intérêt ne tient pas à une recette spectaculaire vue de loin. Il réside dans la possibilité de toucher un pâton, d’observer une cuisson et de comparer un four à un autre dans des conditions proches du service.

Les 1er et 2 avril 2026, le rendez-vous se déroule au Pavillon 7.2 de Paris Expo Porte de Versailles, au 2 place de la Porte de Versailles, dans le 15e arrondissement. L’accès est réservé aux visiteurs professionnels. Un particulier passionné de pizza maison ne doit donc pas compter sur une entrée grand public automatique. Un artisan, un porteur de projet, un salarié de restauration ou un acheteur disposant d’un justificatif professionnel peut en revanche préparer cette visite comme une journée de comparaison technique.

Le nom évolue cette année vers Parizza+Gusto. Ce changement est concret. Le salon ne s’arrête plus au disque de pâte garni et cuit : huiles d’olive, pestos, charcuteries, vins, bières artisanales, limoncello, douceurs siciliennes et recettes de snacking italien prennent davantage de place. La pizza reste au centre des démonstrations, mais elle s’inscrit dans une offre plus large, pensée pour les établissements qui proposent aussi une focaccia garnie, une pasta rapide ou un dessert italien.

Cette évolution s’explique facilement sur le terrain. Une pizzeria qui prépare 80 pizzas sur un service ne travaille pas seulement avec une farine et un four. Elle gère la conservation de la mozzarella, le débit du froid, le format des boîtes, les boissons, les sauces, les garnitures et les temps de remise en température. Le salon rassemble ces postes dans un même lieu. Cela ne remplace jamais des essais dans sa propre cuisine ou son propre établissement, où l’humidité, la puissance électrique disponible et le volume réel de production changent les résultats.

Repère Édition 2026 Information pratique
Nom Parizza+Gusto Extension de l’ancien salon Parizza vers le snacking italien
Dates 1er et 2 avril 2026 Deux journées professionnelles
Lieu Paris Expo Porte de Versailles Pavillon 7.2, Paris 15e
Organisation RX France Rendez-vous organisé avec l’écosystème du Snack Show
Accès Professionnels Inscription et conditions à vérifier auprès de l’organisateur

Le calendrier annoncé pour l’édition suivante place Parizza à Paris les 24 et 25 mars 2027, également sur deux jours. Les dates, le hall et les modalités d’entrée peuvent évoluer jusqu’à l’ouverture du salon. Il faut donc contrôler les informations sur les canaux de l’organisateur avant de réserver train, hôtel ou créneau de rendez-vous. Une foire professionnelle ne se visite pas efficacement en improvisant son parcours à 11 heures devant le premier stand de farine.

La proximité avec le Snack Show donne aussi à Parizza+Gusto un cadre plus large que celui d’un rendez-vous réservé aux pizzaiolos. Les solutions de vente à emporter, les emballages, les équipements de comptoir et les produits destinés à une consommation rapide y croisent la pizza. Pour un lecteur qui cuisine chez lui, la visite sert surtout à décoder les choix des professionnels : pourquoi une chambre froide est réglée entre 2 et 4 °C, pourquoi un four monte à 450 °C, ou pourquoi une pâte destinée à une cuisson de 90 secondes ne se travaille pas avec la même farine qu’une pizza cuite 7 minutes à 250 °C.

Le rendez-vous prépare ainsi la partie la plus utile de la visite : identifier les exposants pizza et savoir ce que chaque famille de matériel peut réellement apporter à une pâte, à une cuisson et à une organisation de travail.

Exposants pizza et matériel : comparer un four de 250 à 500 °C

Les exposants pizza réunis à Parizza+Gusto couvrent généralement toute la chaîne de production. Un stand de farine montre la tenue d’une pâte. Un fabricant de fours met en avant la rapidité de montée en température. Un équipementier présente pétrins, diviseuses, tables réfrigérées ou cellules de stockage. Il faut aborder ces démonstrations avec des chiffres en tête, car un appareil impressionnant sur un salon peut être disproportionné pour une cuisine domestique ou inadapté à une installation donnée.

Le four concentre l’attention, et c’est logique. La température de sole, la température de voûte et le temps de récupération entre deux cuissons déterminent davantage le résultat qu’un accessoire de forme séduisante. Un four ménager plafonné à 250 ou 275 °C donne une pizza bien cuite en 5 à 8 minutes, surtout avec une pierre ou un acier préchauffé pendant 45 minutes. Un four extérieur au gaz qui atteint 450 à 500 °C vise une cuisson de 60 à 120 secondes, avec une pâte plus hydratée et une garniture plus légère.

Sur un stand, il faut demander quelle température est mesurée sur la pierre, et non seulement celle affichée par le thermostat ou annoncée par le fabricant. Une sole annoncée à 450 °C mais mesurée à 350 °C après trois pizzas ne donne pas le même rythme. Il faut aussi observer la bouche du four, le diamètre utile et le poids. Un appareil de 12 kg se déplace facilement sur une terrasse ; un modèle de 30 kg réclame une table stable et un espace de rangement sec.

Le gaz reste le choix le plus cohérent pour un usage domestique régulier. L’allumage est rapide, la flamme se règle avec précision et le préchauffage dure souvent entre 15 et 25 minutes selon le modèle et la météo. Le bois apporte une combustion particulière, mais il impose la gestion des braises, du tirage et des cendres. À moins de 20 pizzas par mois, le bois ne se justifie pas pour apprendre les gestes de cuisson. Les échanges au salon permettent de voir la différence, mais le choix doit se faire selon votre fréquence réelle d’utilisation, votre extérieur et votre budget.

Un guide sur le choix d’un four à pizza extérieur au gaz ou au bois aide à traduire ce vocabulaire de salon en critères domestiques. Le prix, la température maximale et le temps de chauffe doivent rester alignés. Un four qui coûte 500 € mais qui ne peut être utilisé que deux fois par an faute de place n’est pas un achat rationnel.

Pétrins, froid et plans de travail vus au salon Parizza

Le pétrin mérite la même rigueur. Pour 1 kg de farine, un petit pétrin à spirale ou à bras plongeants ne travaille pas comme un robot domestique. La pâte chauffe pendant le pétrissage. Si elle dépasse 24 à 25 °C avant sa fermentation, le planning de pousse devient difficile à lire, surtout avec une levée longue au réfrigérateur. Un exposant sérieux doit pouvoir indiquer la capacité minimale et maximale de sa cuve, la puissance, le poids et le comportement de l’appareil avec une pâte à 65 % d’hydratation.

La table réfrigérée concerne d’abord les pizzerias, mais elle donne une leçon utile pour la maison. Les pâtons demandent une température stable. Un frigo domestique réglé à 4 °C, avec des boîtes fermées et un espace suffisant, permet une maturation de 24 à 48 heures. Les mettre dans un bac ouvert, à côté d’un plat chaud ou dans la porte du réfrigérateur, revient à laisser le planning au hasard. Le froid ne répare pas une pâte trop pétrie ou sous-dosée en eau.

  • Demandez la température réellement mesurée sur la sole après trois cuissons successives.
  • Vérifiez le diamètre intérieur utile, surtout pour des pizzas de 30 à 32 cm.
  • Comparez le temps de chauffe annoncé avec un test réalisé en extérieur.
  • Contrôlez la consommation de gaz, le poids et la stabilité du support.
  • Pour un pétrin, demandez la quantité minimale de farine et la température finale de pâte.

Une démonstration utile montre le même pâton cuit à plusieurs températures ou pétri dans plusieurs machines. Une démonstration limitée à une pizza très garnie sortie d’un four déjà brûlant renseigne peu. Le matériel n’efface pas les réglages : une pâte à 58 % d’hydratation, prévue pour 7 minutes à 250 °C, brûlera vite dans un four à 480 °C si elle est étalée trop fine et garnie avec excès.

Le matériel observé à Parizza devient plus parlant lorsque l’on regarde ensuite les ingrédients, car farine, eau, fermentation et puissance de cuisson doivent toujours former un même ensemble.

Farines, mozzarella et tomates : la dégustation pizza avec des repères précis

La dégustation pizza est l’un des intérêts les plus concrets du salon, à condition de ne pas juger un produit isolément. Une mozzarella froide posée en quantité excessive libère de l’eau et détrempe le centre. Une sauce tomate très réduite peut dominer une pâte fine. Une farine très forte peut donner une pâte élastique, mais elle demande une fermentation et une hydratation adaptées. Le salon permet de goûter, de lire les fiches techniques et de demander quel protocole a été employé.

Pour une pizza cuite au four ménager à 250 °C, une farine autour de W260 à W300, avec environ 12 à 13 % de protéines, constitue un point de départ cohérent pour 24 heures de fermentation. Une farine de type 00 n’indique pas à elle seule sa force. Le « 00 » décrit surtout le degré de raffinage italien. Le W indique la capacité de la farine à supporter le travail, l’eau et le temps de fermentation. Un exposant doit pouvoir fournir cette donnée ou, à défaut, le taux de protéines et l’usage prévu.

Les farines italiennes spécialisées sont faciles à rencontrer sur ce type de salon. Une alternative accessible en supermarché français consiste à chercher une farine de blé T45 ou T55 affichant au moins 12 % de protéines, puis à ajuster l’eau. Elle ne reproduira pas forcément une farine W300, mais elle peut donner une bonne pâte à 60 à 62 % d’hydratation avec une pousse de 12 à 18 heures. La régularité du protocole compte davantage que l’étiquette.

Pour quatre pizzas de 250 g, un pâton total de 1 kg demande environ 610 g de farine, 378 g d’eau pour 62 % d’hydratation, 18 g de sel et une quantité de levure adaptée à la durée et à la température. Avec une fermentation de 24 heures à 4 °C suivie de 2 heures à température ambiante autour de 20 °C, 1 g de levure sèche instantanée suffit souvent. Il faut toutefois ajuster ce dosage selon la température réelle de la pâte et la force de la farine. Les démonstrations de techniques de fabrication deviennent vraiment utiles lorsqu’elles donnent ce type de base mesurable.

La mozzarella mérite un contrôle simple. La fior di latte est fabriquée avec du lait de vache ; elle est souvent plus facile à gérer sur une pizza que la mozzarella di bufala, plus humide. Pour une pizza de 30 cm, comptez 80 à 100 g de fior di latte bien égouttée, coupée plusieurs heures avant cuisson et conservée au froid. Une alternative supermarché correcte porte la mention « mozzarella spéciale pizza » ou présente une texture ferme, peu de liquide dans l’emballage et une liste d’ingrédients courte.

La tomate doit rester identifiable après cuisson. Les boîtes de tomates pelées italiennes séduisent à juste titre, mais une pulpe de tomate nature française ou une conserve de tomates entières de bonne tenue fonctionne aussi. Écrasez 300 g de tomates à la main avec 5 g de sel, sans cuisson préalable, pour quatre pizzas. Une sauce trop liquide doit être égouttée 10 minutes dans une passoire fine plutôt que surchargée d’herbes ou de sucre.

Observer les produits de gastronomie italienne sans céder au catalogue

Parizza+Gusto expose aussi pestos, huiles, charcuteries, boissons et produits sucrés. Cette diversité reflète la gastronomie italienne au sens large. Sur une pizza maison, l’huile d’olive sert d’assaisonnement, pas de masque. Une huile douce versée après cuisson convient à une margherita ; une huile plus ardente peut soutenir une pizza blanche avec pommes de terre ou légumes grillés. Goûtez-la sur du pain ou une pâte cuite sans garniture pour distinguer le fruité de l’amertume.

Les stands sont également utiles pour comprendre le coût réel d’une garniture, même sans gérer une pizzeria. Une burrata de 125 g sur une pizza de 30 cm peut être trop abondante si elle est déposée avant cuisson. Placez plutôt 60 à 80 g après cuisson, avec une pâte sortie du four à 400 °C ou davantage. Au four ménager, une burrata déposée en fin de cuisson évite qu’elle relâche toute son eau pendant les 7 minutes de passage sur pierre.

Le produit qui attire le plus n’est pas toujours celui qui améliore une pizza. Une farine identifiée, une mozzarella égouttée et une tomate correctement dosée font davantage qu’une accumulation de produits rares. Le prochain espace du salon permet de voir ces matières premières transformées en gestes, devant un four et sous la contrainte d’un temps de cuisson réel.

Championnat de France de la Pizza : 20e édition et techniques de fabrication

Les compétitions donnent à Parizza une dimension plus vivante qu’une suite de stands. En 2026, le programme annonce la 20e édition du Championnat de France de la Pizza et la 4e édition du Championnat de France de la Pasta. Le concours Pizza a Due, associé à Galbani, célèbre aussi ses 10 ans avec une édition réunissant d’anciens vainqueurs. Ces rendez-vous ne sont pas des cours destinés à reproduire une pizza à l’identique dans une cuisine familiale. Ils montrent en revanche des gestes, une organisation et une précision qui peuvent servir à tous.

Un concours de pizza met en évidence une réalité souvent oubliée. Le pizzaiolo ne découvre pas sa pâte au moment de l’étalage. Il connaît son poids, sa température, son degré de détente et la puissance de son four. Pour une pizza de style napolitain, un pâton de 250 à 270 g est étalé en préservant la bordure, avec un centre fin. La cuisson se fait autour de 430 à 485 °C, en 60 à 90 secondes selon le four et la charge de garniture. Ce protocole ne donne pas un résultat crédible dans un four ménager à 250 °C.

Cette limite n’empêche pas d’apprendre. L’étalage à la main, par exemple, s’observe très bien. La pâte est déposée dans la farine, retournée une fois, puis poussée du centre vers la bordure avec les doigts. Le rouleau chasse le gaz et tasse le disque. Sur une pâte à 62 % d’hydratation, avec 24 heures de froid, le geste doit rester léger. Si le pâton se rétracte, il manque souvent 30 à 60 minutes de détente à température ambiante, ou bien il a été trop travaillé.

Les techniques de fabrication présentées pendant les démonstrations incluent parfois la biga, le poolish, le levain ou les pâtes directes. Pour la pizza maison, il faut garder des repères simples. Un poolish contient généralement autant d’eau que de farine, soit 100 % d’hydratation, avec une très faible dose de levure et une fermentation de 12 à 16 heures. Une biga est plus ferme, autour de 44 à 50 % d’hydratation. Ces pré-ferments modifient arômes, extensibilité et planning, mais ils ne compensent pas une cuisson mal maîtrisée.

La compétition valorise aussi la régularité. Une belle pizza isolée ne suffit pas lorsque plusieurs cuissons s’enchaînent. À la maison, ce principe se traduit par une préparation en amont : pâtons séparés dans des boîtes, garnitures pesées, pelle farinée avec mesure, pierre préchauffée et plan de travail dégagé. Pour quatre pizzas, préparez quatre contenants de tomate de 70 à 80 g et quatre portions de fromage de 90 g. La pizza ne reste pas 3 minutes sur le plan pendant que vous cherchez la mozzarella.

Le Championnat de France de la Pizza attire des professionnels venus défendre leur maîtrise, mais il ne faut pas confondre spectacle et standard domestique. Les pâtes utilisées, le matériel, les équipes et les contraintes de concours relèvent d’un cadre spécifique. Les questions de normes, de rentabilité et d’organisation de restauration professionnelle dépassent le terrain de la pizza maison. Le geste observable, lui, reste utile : moins de farine sous le pâton, une garniture mesurée, une rotation régulière et une attention constante à la sole.

La présence de producteurs italiens, notamment avec le partenariat I Love Italian Food, complète ces compétitions. Elle permet de relier l’origine d’un produit à son utilisation. Une farine à longue fermentation ne se juge pas sur une cuillère de pâte crue. Elle se juge après le repos prévu, l’étalage et la cuisson correspondant à son cahier technique. Une mozzarella ne se juge pas seulement à sa douceur, mais à sa capacité à fondre sans noyer le centre.

Les concours sont donc une bonne école du regard. Ils préparent surtout la visite suivante, celle qui consiste à distinguer une innovation pizza réellement utile d’un simple effet de présentation.

Innovation pizza au salon Parizza : choisir ce qui sert vraiment la cuisson

L’innovation pizza ne se réduit pas à un four connecté ou à une garniture étonnante. Au salon, elle peut prendre la forme d’une chambre froide plus précise, d’un pétrin qui limite l’échauffement, d’un emballage qui évacue mieux la vapeur ou d’une solution de cuisson électrique compacte. Chaque nouveauté doit être jugée sur son effet mesurable. Une promesse vague sur la qualité n’aide pas. Un appareil qui atteint 400 °C en 20 minutes, accepte une pizza de 32 cm et récupère sa sole en moins de 5 minutes après cuisson apporte des éléments concrets.

Les fours électriques professionnels attirent de plus en plus l’attention, car ils offrent une température stable sans combustion. Pour le particulier, ils restent souvent encombrants et coûteux. Un four compact destiné à l’extérieur, au gaz, entre 300 et 700 € selon les modèles, correspond davantage à une pratique de 4 à 8 pizzas sur une soirée. Un équipement professionnel à plusieurs milliers d’euros n’a pas de sens dans une cuisine française standard, même s’il produit une cuisson très régulière sur un stand.

Les systèmes de froid constituent une innovation moins photogénique, mais plus utile pour comprendre la pâte. Une fermentation contrôlée à 4 °C pendant 24 heures donne du temps à la pâte. Elle ne dispense pas de contrôler la température de départ. Si l’eau est à 30 °C et que le pétrissage chauffe la masse, la pâte peut démarrer trop vite avant d’entrer au réfrigérateur. Pour viser une pâte finale à 23 °C, utilisez une eau à 15 ou 18 °C lorsque votre robot chauffe franchement, puis notez le résultat sur deux fournées.

Le salon présente aussi des outils de portionnage, de stockage et de préparation rapide. Dans les pizzerias, ces équipements servent à répéter un geste à grande échelle. Chez vous, une balance précise au gramme près, quatre boîtes de fermentation et un thermomètre infrarouge couvrent déjà une large part des besoins. Une pelle de 30 cm, une pierre ou un acier de cuisson et une grille pour laisser respirer la pizza complètent un équipement plus utile que dix gadgets.

Les innovations alimentaires demandent la même prudence. Une farine enrichie, une préparation prête à l’emploi ou une sauce aromatisée peut simplifier une démonstration. Elle rend aussi plus difficile l’identification des causes quand la pâte colle ou que la pizza colore mal. Pour progresser, partez d’une formule courte : farine, eau, sel, levure ; tomate, mozzarella, huile. Ajoutez ensuite un seul paramètre, par exemple 2 % d’huile dans la pâte ou 5 % de farine complète, puis comparez sur deux cuissons.

Le lien entre Parizza et les autres rendez-vous professionnels de l’alimentation se voit aussi dans les boissons et les usages de consommation sur place ou à emporter. Un lecteur intéressé par les événements parisiens peut comparer cette approche avec le Paris Café Festival, où l’analyse porte davantage sur le café, le service et la dégustation. La logique reste semblable : observer un produit ne suffit pas, il faut comprendre le matériel, la méthode et le contexte d’usage.

Une innovation digne d’intérêt résout un problème précis. Une boîte ventilée limite la condensation sur une pizza à emporter. Un thermomètre infrarouge évite d’enfourner sur une pierre insuffisamment chaude. Un four qui garde sa sole stable aide à cuire plusieurs pizzas. À l’inverse, un objet qui ne fournit ni température, ni capacité, ni protocole de nettoyage, ni coût réel restera difficile à évaluer après l’effet du salon.

Le regard porté sur le matériel conduit naturellement à préparer une visite méthodique, car deux jours de salon passent vite et les démonstrations les plus utiles exigent des questions ciblées.

Préparer Parizza 2026 en 2 jours : parcours, questions et retour à la pizza maison

Une visite de Parizza+Gusto se prépare avant l’arrivée au Pavillon 7.2. Le but n’est pas de traverser chaque allée. Le but est de repartir avec des réponses vérifiables sur un besoin précis. Un propriétaire de pizzerias cherchera peut-être un pétrin ou une solution de froid. Un artisan qui lance une offre de vente à emporter comparera les emballages et les fours. Un passionné de pizza maison, invité dans un cadre professionnel, gagnera à concentrer son temps sur les farines, les équipements de cuisson et les démonstrations de pâte.

Commencez avec une fiche courte. Notez votre four actuel, sa température maximale, le nombre de pizzas cuites lors d’une soirée et votre difficulté principale. « Ma pâte ne gonfle pas » n’est pas assez précis. « Avec 500 g de farine à 12 % de protéines, 62 % d’eau, 24 heures à 4 °C et un four à 250 °C, mes pâtons de 250 g se déchirent après 90 minutes à température ambiante » permet une discussion utile avec un technicien farine ou un pizzaiolo.

Pour les fours, demandez une cuisson avec une pizza simple : tomate, mozzarella égouttée et basilic. Une garniture lourde cache les défauts de sole et de voûte. Chronométrez la durée. Regardez la coloration sous la pizza, pas uniquement le léopard sur la corniche. Une pizza cuite à 450 °C en 75 secondes doit présenter un dessous coloré mais non carbonisé ; si la base brûle avant la bordure, la sole est trop chaude ou le disque est resté trop longtemps au même endroit.

Pour les ingrédients, demandez la recette exacte de la pâte démontrée. Il faut connaître le poids de farine, le taux d’hydratation, la température de l’eau, la dose de levure, le temps de fermentation et la température de cuisson. Sans ces six données, une dégustation reste agréable mais difficile à reproduire. Une farine W320 employée à 70 % d’hydratation et cuite à 480 °C ne donnera aucune indication directe sur une pâte à 60 % cuite 7 minutes dans un four ménager.

Le salon accueille aussi les fournisseurs, les franchiseurs et les acteurs de la distribution. Les échanges sur les volumes, les contrats ou la restauration professionnelle concernent leur métier et demandent une analyse propre à chaque projet. Pour la pizza à la maison, retenez les produits disponibles en formats raisonnables. Une farine en sac de 25 kg ne se conserve pas comme un paquet de 1 kg : elle doit être stockée au sec, dans un contenant fermé, loin d’une source de chaleur. Un sac trop grand acheté sans consommation régulière finit par perdre de son intérêt.

La visite peut aussi aider à situer d’autres événements du secteur. Le Pizza Tour et ses rendez-vous dédiés proposent une autre manière d’approcher la culture pizza, souvent plus centrée sur les rencontres et les démonstrations. Parizza+Gusto se distingue par sa concentration d’équipementiers, de fournisseurs et de solutions destinées aux professionnels. Les deux formats ne remplissent pas le même rôle.

Après le salon, évitez de changer farine, hydratation, levure et four au même moment. Reprenez une formule connue. Pour quatre pizzas, pesez 610 g de farine, 378 g d’eau, 18 g de sel et 1 g de levure sèche. Laissez la pâte 24 heures à 4 °C, divisez en quatre pâtons de 250 g, puis sortez-les 2 heures avant cuisson. Faites cuire une première pizza avec 75 g de tomate et 90 g de fior di latte égouttée. Modifiez ensuite un seul élément observé au salon, par exemple la farine ou la température de sole.

Ce retour à une pâte mesurée transforme la visite en progrès réel. Le salon apporte des idées, mais votre plan de travail, votre balance et la température de votre four décident de la prochaine pizza.

Où se déroule Parizza+Gusto en 2026 ?

Le salon se tient les 1er et 2 avril 2026 au Pavillon 7.2 de Paris Expo Porte de Versailles, 2 place de la Porte de Versailles, dans le 15e arrondissement de Paris.

Parizza est-il accessible aux particuliers ?

Parizza+Gusto est un rendez-vous destiné aux visiteurs professionnels. Les conditions d’accès et d’inscription doivent être vérifiées auprès de l’organisateur avant le déplacement.

Pourquoi Parizza devient-il Parizza+Gusto ?

L’édition 2026 élargit son offre à l’ensemble du snacking italien : pizza, pasta, huiles, pestos, boissons, produits sucrés et solutions de restauration rapide, tout en conservant la pizza comme thème central.

Quelles compétitions sont prévues pendant le salon ?

Le programme annonce la 20e édition du Championnat de France de la Pizza, la 4e édition du Championnat de France de la Pasta et une édition spéciale du concours Pizza a Due pour ses 10 ans.

Quelles dates sont annoncées pour Parizza en 2027 ?

Les dates communiquées sont les 24 et 25 mars 2027 à Paris. Les informations de calendrier, de lieu précis et d’accès doivent être confirmées auprès de l’organisateur avant toute réservation.