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Pizze Bufala : la vraie pizza à la mozzarella di bufala

Anselme FerriPar Anselme Ferri 24 août 2026 16 min de lecture Mis a jour 25 août 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

Une pizza bufala se joue souvent à quelques grammes d’eau mal égouttée. La pâte sort bien colorée, la sauce tient, puis le centre se détrempe sous une mozzarella ajoutée trop tôt ou coupée trop grosse. Avec une Mozzarella di bufala bien choisie, égouttée au froid et posée au bon moment, cette spécialité devient très accessible dans une cuisine française, même avec un four ménager à 250 °C.

En bref

  • Choisissez une mozzarella portant la mention DOP ou AOP Mozzarella di Bufala Campana lorsque vous cherchez le goût lacté et légèrement acidulé du lait de bufflonne.
  • Égouttez-la entre 30 et 90 minutes, puis déchirez-la en morceaux de 15 à 20 g afin de limiter l’eau sur la pâte.
  • Pour une pizza de 30 cm, comptez 70 à 90 g de tomate et 90 à 110 g de fromage égoutté.
  • Dans un four ménager à 250 °C, ajoutez la bufala après 4 à 5 minutes de cuisson sur une surface déjà brûlante.

Mozzarella di bufala 250 g et origine de la pizza bufala

La mozzarella di bufala est fabriquée avec du lait de bufflonne, et non avec du lait de vache. Cette différence se sent dès l’ouverture du sachet. Le parfum est plus franc, la pâte du fromage est plus souple et le liquide de conservation a une présence laiteuse nette. Sur une Pizza, cette personnalité est intéressante, mais elle demande une préparation plus rigoureuse qu’une mozzarella sèche pour cuisson.

La référence la plus précise reste la Mozzarella di Bufala Campana DOP, connue comme AOP en France. Son aire de production couvre principalement la Campanie, avec des zones autorisées dans le Latium, les Pouilles et le Molise. Cette protection ne transforme pas chaque boule en produit identique, car la fraîcheur, le transport et la date de conditionnement jouent encore beaucoup. Elle garantit toutefois l’origine du lait et la méthode de fabrication encadrée.

L’histoire de ce fromage s’inscrit dans le sud de l’Italie médiévale, où l’élevage de bufflonnes s’est développé dans les plaines humides de Campanie. Les récits sur la diffusion par les communautés monastiques sont fréquents, mais la pizza maison demande surtout de comprendre le produit actuel. Une boule arrivée il y a 24 heures chez un crémier n’aura pas le même comportement qu’un paquet resté plusieurs jours en rayon. La date compte davantage que le folklore.

Une bonne mozzarella présente une couleur blanc porcelaine, sans jaune marqué ni surface sèche. Elle doit être souple sous les doigts, avec une élasticité légère. À la coupe, un peu de lait peut s’échapper. Une eau abondante et une pâte qui s’effrite signalent souvent un fromage qui donnera une flaque au centre de la pizza, surtout sur une cuisson de 6 à 8 minutes.

Type de fromage Humidité habituelle Quantité pour une pizza de 30 cm Moment d’ajout conseillé
Mozzarella di bufala égouttée Élevée 90 à 110 g Après 4 à 5 minutes à 250 °C
Fior di latte pour pizza Modérée 100 à 120 g Dès l’enfournement ou à mi-cuisson
Mozzarella râpée de supermarché Faible 80 à 100 g Dès l’enfournement

Le mot « bufala » est parfois employé comme raccourci commercial pour une pizza couverte de fromage de bufflonne. Ce n’est pas un style de pâte indépendant. La recette reste proche d’une Margherita, avec tomate, basilic et huile d’olive, mais le dosage doit être plus mesuré. Une spécialité napolitaine cuite à très haute température accepte ce fromage parce que le passage au four dure autour de 60 à 90 secondes. À 250 °C, il faut l’ajouter plus tard.

Une alternative trouvable en supermarché français existe lorsque la DOP manque. Prenez une mozzarella au lait de vache en boule, conservée dans son lactosérum, plutôt qu’un bloc râpé. Le résultat sera moins intense et moins crémeux, mais plus facile à maîtriser sur une plaque. Pour comprendre les écarts de fonte et d’humidité, la comparaison entre fior di latte et mozzarella di bufala sur pizza permet de choisir selon le four disponible.

La bufala doit sortir de son emballage avant la préparation de la pâte, être déposée dans une passoire et rester au réfrigérateur. Ce délai sépare une garniture parfumée d’un centre noyé, avant même que la cuisson ne commence.

Pizza margherita générique à croûte léopardée avec mozzarella fondante et basilic
Illustration générée par intelligence artificielle.

Pâte à pizza 65 % d’hydratation pour une pizza bufala de 30 cm

La mozzarella riche en eau impose une Pâte à pizza qui tient sa forme. Une farine de type 00 peut convenir, à condition de regarder aussi sa force. Pour une fermentation de 24 heures au froid, choisissez une farine autour de W280 à W320, souvent située vers 12 à 13 % de protéines. La mention 00 décrit la finesse de mouture ; elle ne renseigne pas seule sur la tenue de la pâte.

Pour quatre pizzas de 30 cm, préparez 640 g de farine, 416 g d’eau froide, 18 g de sel et 1 g de levure sèche instantanée. Cette formule donne une hydratation de 65 % et environ 1 075 g de pâte, soit quatre pâtons proches de 268 g. Ce poids permet d’obtenir un disque de 29 à 31 cm avec une bordure visible, sans construire une pizza trop fine qui se déchire sous la garniture.

Mélangez la farine avec 380 g d’eau pendant 2 minutes. Laissez reposer 15 minutes, puis ajoutez la levure dissoute dans les 36 g d’eau restants et le sel. Pétrissez 6 à 8 minutes à vitesse lente dans un robot, ou 10 minutes à la main par rabats espacés de 2 minutes. La pâte doit devenir lisse, souple et légèrement collante, sans laisser une traînée liquide sur le plan de travail.

Laissez-la reposer 30 minutes à 20 ou 21 °C dans un bac fermé. Faites ensuite un rabat simple, couvrez et placez le bac au réfrigérateur à 4 °C pendant 18 heures. Sortez la pâte, divisez-la en quatre pâtons de 265 à 270 g, puis boulez sans trop serrer. Les pâtons doivent finir leur apprêt entre 4 et 5 heures à une température proche de 21 °C.

Cette fermentation longue ne relève pas d’un discours sur la santé. Son intérêt, dans ce cadre, est pratique et gustatif : la pâte s’étire plus facilement, développe un parfum de céréale plus net et colore mieux. Une levée trop chaude donne au contraire des pâtons mous, difficiles à lancer et sensibles à la sauce. Si votre cuisine dépasse 25 °C, réduisez l’apprêt final à 2 h 30 ou 3 heures.

Étaler un pâton de 270 g sans écraser les bulles

Farinez légèrement le plan avec de la semoule fine de blé dur et un peu de farine. Retournez le pâton, appuyez du centre vers l’extérieur avec les doigts, puis laissez un anneau de 1,5 à 2 cm intact sur le bord. Étirez ensuite en soulevant la pâte par petites rotations. Un rouleau chasse les gaz et fabrique un disque régulier mais plat, peu adapté à une pizza bufala à bord gonflé.

Un pâton correctement mûr s’étale jusqu’à 30 cm sans se rétracter. S’il revient sans cesse vers le centre, laissez-le se détendre 20 minutes couvert. S’il colle brutalement et se perce, il a souvent dépassé son temps de pousse ou la farine est trop faible pour 65 % d’eau. Dans ce cas, descendez à 62 % d’hydratation lors du prochain essai, soit 397 g d’eau pour 640 g de farine.

La recette rapide avec 40 minutes de repos puis 3 heures en pâtons reste possible pour un dîner improvisé, mais elle demande davantage de levure et produit une pâte moins stable. Un four ménager ne pardonne pas une pâte trop molle : son temps de cuisson est long, la garniture chauffe avant que le dessous ne soit fixé. La fermentation au froid crée donc une marge de manœuvre utile à la maison.

La pâte prête, il faut maintenant organiser la garniture avec la même précision. Les ingrédients frais n’améliorent pas une pizza s’ils sont ajoutés sans contrôle de leur eau.

Tomates San Marzano 80 g et sauce courte pour mozzarella di bufala

Les Tomates San Marzano sont appréciées pour leur chair, leur équilibre sucré-acide et leurs graines peu envahissantes. Lorsqu’elles portent l’appellation San Marzano dell’Agro Sarnese-Nocerino DOP, elles correspondent à une zone de production définie. Elles restent coûteuses et ne sont pas obligatoires pour réussir une pizza maison. Une conserve de tomates pelées italiennes de bonne tenue, ou une pulpe française peu aqueuse, donne un résultat très correct après un égouttage rapide.

La sauce d’une pizza bufala ne doit pas être cuite longuement dans une casserole. Écrasez 400 g de tomates pelées à la main ou au moulin à légumes à gros trous. Ajoutez 4 g de sel et 8 g d’huile d’olive vierge extra. Laissez reposer 10 minutes dans une passoire fine si le jus est très abondant. Cette quantité couvre quatre pizzas, à raison de 75 à 85 g par disque de 30 cm.

Évitez l’ail en poudre, le sucre et les herbes sèches directement dans la sauce si l’objectif est de mettre la bufala en avant. Le goût du fromage est discret, presque floral, et une sauce trop assaisonnée l’efface. Le basilic frais arrive en petites feuilles, soit juste avant l’enfournement dans un four très chaud, soit à la sortie dans un four ménager. À 250 °C pendant 7 minutes, il noircit vite.

La quantité est le point le plus souvent négligé. Une louche généreuse peut déposer 120 g de coulis sur une pizza de 30 cm, ce qui est excessif avec un fromage humide. Étalez la sauce en spirale avec le dos de la cuillère, en laissant 2 cm de bord nu. Le disque doit rester visible par endroits ; une couche opaque prépare presque toujours un centre souple et une croûte mal cuite.

Les tomates fraîches ont leur place, mais pas sous forme de rondelles épaisses posées avant cuisson. Coupez 120 g de tomates cerises ou de tomate cœur de bœuf épépinée, salez-les légèrement et posez-les sur une assiette 20 minutes. Ajoutez-les après cuisson avec le basilic. Elles gardent alors leur relief et ne versent pas leur jus dans la pâte.

Une sauce prête du commerce peut dépanner. Choisissez une sauce avec une liste courte, idéalement tomate, huile, basilic et sel, puis pesez-la. Une sauce très liquide doit être réduite à feu doux 8 à 10 minutes avant usage, puis entièrement refroidie. La surface de cuisson ne peut pas évaporer à la fois l’eau de la sauce et celle de la mozzarella sans ramollir la base.

Une préparation détaillée de sauce tomate pour pizza aide à ajuster l’épaisseur selon le type de conserve et le four. Cette étape paraît modeste, mais elle détermine le contact entre la pâte, la chaleur et le fromage fondant.

Lorsque la sauce reste fine et concentrée, la mozzarella peut garder sa place sur la pizza au lieu de se mêler à un jus tiède au centre.

Cuisson à 250 °C pendant 7 minutes de la pizza à la mozzarella di bufala

Un four ménager plafonné à 250 °C ne reproduit pas une cuisson napolitaine autour de 430 à 485 °C en 60 à 90 secondes. Il peut toutefois donner une pizza très convaincante si la sole reçoit de la chaleur avant l’enfournement. Placez une pierre réfractaire ou un acier à pizza sur le niveau le plus haut, à 8 ou 10 cm du gril, et préchauffez au maximum pendant 45 minutes.

Une plaque de cuisson retournée est l’alternative économique. Elle chauffe moins fort qu’un acier de 6 mm, mais elle donne une surface plane sur laquelle la pizza peut glisser. Comptez 35 minutes de préchauffage à 250 °C. Une plaque froide, même en mode chaleur tournante, produit un dessous pâle et impose une cuisson longue qui fait fondre excessivement la bufala.

Garnissez d’abord avec 80 g de sauce tomate. Faites glisser le disque sur la pierre chaude et laissez cuire 4 à 5 minutes. Ouvrez alors le four, répartissez 100 g de mozzarella égouttée en six ou sept morceaux, puis poursuivez 2 à 3 minutes sous le gril. Ajoutez 4 ou 5 petites feuilles de basilic et 5 g d’huile d’olive après cuisson.

Ce découpage évite une erreur classique : mettre le fromage dès le départ. La mozzarella di bufala chauffe lentement, libère son sérum, puis se contracte. Si elle reste 7 ou 8 minutes dans un four domestique, elle peut devenir caoutchouteuse tout en humidifiant la sauce. L’ajout tardif garde un cœur crémeux et une surface juste fondue.

Four extérieur à 430 °C et cuisson en 90 secondes

Dans un four extérieur au gaz capable d’atteindre 430 °C, la méthode change. La pizza est garnie dès le départ avec la sauce et seulement 70 à 80 g de bufala très bien égouttée, car la cuisson est très rapide. Tournez-la toutes les 20 secondes avec une pelle, pendant 70 à 90 secondes. La mozzarella doit commencer à fondre sans former une nappe liquide.

Le gaz est le choix cohérent pour un jardin ou une terrasse lorsque vous cuisez régulièrement 4 à 12 pizzas dans la même soirée. Il donne une température stable et se pilote sans gérer les braises. Un appareil de 12 à 16 pouces atteint souvent 450 à 500 °C après 15 à 20 minutes ; les prix constatés varient couramment de 300 à 800 euros selon la pierre, l’isolation et le diamètre utile. Les critères pratiques sont détaillés dans ce guide sur le choix d’un four à pizza extérieur au gaz ou au bois.

Le bois apporte des notes de combustion et demande un apprentissage réel. Pour une pizza maison occasionnelle, la stabilité du gaz limite les pizzas brûlées sur le bord et pâles dessous. La cuisson à très haute température exige aussi une pâte adaptée, autour de 62 à 65 % d’hydratation, et une sauce peu abondante. Une pâte à 70 % d’eau, excellente dans certains fours, devient difficile à lancer quand la pelle et le geste ne suivent pas.

La pizza doit être mangée dans les 2 minutes après la sortie du four. Son centre continue de recevoir l’humidité du fromage, tandis que le bord perd peu à peu son contraste entre croûte sèche et mie souple.

Pizza bufala 4 garnitures de 90 g pour rester dans la cuisine italienne

La version la plus juste repose sur peu d’éléments : pâte, tomate, mozzarella di bufala, basilic et huile d’olive. Cette retenue n’est pas une règle décorative. Chaque ajout transporte de l’eau, du gras ou du sel, et change la cuisson. Une pizza de 30 cm supporte mal une accumulation de légumes crus, de charcuterie humide et de fromage frais lorsque le four travaille à 250 °C.

La première variante garde le registre Margherita. Posez 80 g de sauce, 100 g de bufala égouttée, 5 feuilles de basilic et 5 g d’huile après cuisson. Le fromage fondant doit apparaître en îlots plutôt qu’en couche uniforme. Cette distribution laisse la vapeur s’échapper et donne à chaque part une alternance de tomate vive, de lait de bufflonne et de pâte cuite.

Une deuxième version associe la bufala à 60 g de courgette très finement tranchée. Salez les rondelles 15 minutes, séchez-les dans un torchon propre, puis précuisez-les 4 minutes à la poêle. Ajoutez-les avec la mozzarella à mi-cuisson. Les courgettes crues sont souvent responsables d’une pizza triste et humide, même lorsque la pâte a été bien fermentée.

La troisième piste utilise 50 g de jambon cru ajouté après cuisson et 30 g de roquette sèche. La chaleur résiduelle suffit. Le jambon ne doit pas passer sous le gril, car son sel domine vite la douceur de la mozzarella. Une huile d’olive poivrée, dosée à 4 ou 5 g, suffit pour lier l’ensemble sans graisser le carton ou l’assiette.

La quatrième option reprend le principe d’une pizza blanche. Supprimez la sauce tomate, badigeonnez la pâte de 8 g d’huile d’olive, ajoutez 100 g de bufala à mi-cuisson et terminez avec des tomates cerises déjà égouttées. Cette méthode est utile lorsque les tomates en conserve sont très fluides. Elle met aussi en évidence la qualité du fromage, car aucun coulis ne masque sa saveur.

La cuisine italienne ne se réduit pas à une liste d’ingrédients protégés. Elle donne surtout une méthode : produits peu nombreux, pesés et ajoutés au moment où la chaleur peut les traiter. Pour élargir les essais sans perdre cette logique, les recettes de pizza maison permettent de comparer les garnitures selon le matériel et le style de pâte.

Une pizza bufala n’est pas le meilleur support pour une garniture lourde de crème, de viande hachée ou de quatre fromages. Ces recettes peuvent être agréables, mais elles réclament un autre équilibre et cachent le caractère frais du lait de bufflonne. La bufala mérite une surface dégagée, une tomate courte et une cuisson surveillée seconde après seconde.

Conservez les boules restantes dans leur liquide jusqu’au dernier moment, puis préparez le prochain pâton de 270 g avec 100 g de fromage égoutté : ce geste simple fixe les proportions avant de chercher une garniture plus personnelle.

Faut-il cuire la mozzarella di bufala dès le début ?

Dans un four ménager à 250 °C, ajoutez-la après 4 à 5 minutes de cuisson, puis terminez pendant 2 à 3 minutes. Dans un four à pizza à 430 °C, elle peut être posée dès le départ si elle a été égouttée soigneusement.

Combien de mozzarella di bufala faut-il pour une pizza de 30 cm ?

Comptez 90 à 110 g après égouttage. Au-delà de 120 g, le risque de centre humide augmente fortement dans un four ménager.

Comment égoutter la mozzarella di bufala avant la cuisson ?

Sortez-la de son sachet, déchirez-la en morceaux de 15 à 20 g et placez-la dans une passoire au réfrigérateur pendant 30 à 90 minutes. Épongez doucement si les morceaux restent très humides.

Quelle farine choisir pour une pizza bufala fermentée 24 heures ?

Prenez une farine type 00 autour de W280 à W320, avec environ 12 à 13 % de protéines. Pour une pâte à 65 % d’hydratation, cette force aide le pâton à conserver sa tenue sous une garniture humide.